La Trovppe de Tovs les Plaisirs

 

Réflexions diverses



La Trovppe de Tovs les Plaisirs a été sollicitée par la Ville de Nancy pour apporter sa contribution aux manifestations qui ont commémoré les 250 ans de la place Stanislas dans le cadre de "Nancy, ville des Lumières". A cette occasion, nous avons proposé de remonter le Divertissement exécuté sur le nouveau Théâtre de Nancy, composé par le Nancéen Charles Palissot de Montenoy pour l’inauguration de la statue de Louis XV sur l’actuelle place Stanislas.
Les aléas de la création

Ce Divertissement ne fut pas aisé à monter. Contrairement à ce qui avait été demandé, aucun lieu de répétition n’avait été prévu et la compagnie dut investir des lieux à chaque fois différents. Plus difficile à gérer fut l’impossibilité pour la Ville de Nancy de nous donner, assez longuement à l’avance, le lieu de réprésentation. Il faut dire qu’une mauvaise compréhension du projet avait induit les services culturels à croire que cette pièce pouvait être donnée à l’extérieur. A vrai dire seul le défilé (si nous avions eu les moyens de le reproduire) aurait été conduit à l’extérieur. Pour le reste il n’en avait jamais été question. Ce qui n’a pas été sans poser de délicats problèmes pour le décor : Daniel Benoit avait en effet imaginé un décor suspendu qui serait descendu progressivement sur l’espace scénique et aurait été mis en place à la scène finale. Petit coup d’œil à l’élaboration de la statue ornant la Place Stanislas. Pour le moins gênant également l’ignorance dans laquelle nous étions de la possibilité ou non de placer les spectateurs autour de l’espace scénique. Toujours dans une optique de place autour de laquelle se répartit le public. Les répétitions furent néanmoins menées dans cette optique.
Enfin il n’était pas question non plus de réfléchir à un quelconque plan de lumière.

Ce qui fait que notre perplexité fut grande lorsque l’on nous annonça que le spectacle serait finalement donné au palais du gouverneur. Qu’il n’y avait aucune possibilité d’accrocher quoi que ce soit aux cintres (pour cause d’absence de cintres !!). Que l’on ne pouvait pas non plus songer à un quelconque décor de peur d’abîmer le plancher ciré. Et que des projecteurs étaient mal venus dans un salon 18ème éclairé de bougies et de lustres. Enfin qu’il n’était pas question de jouer au centre d’une pièce trop exiguë pour cela.

Palais du Gouverneur
Palais du Gouverneur


Mais c’était trop beau et il fallut encore surmonter deux difficultés supplémentaires : l’obligation de jouer gratuitement car nous étions dans un lieu militaire (adieu les recettes espérées !...). Et l’entorse du comédien principal qui glissa sur un plancher trop ciré… Néanmoins, les représentations furent assurées, mais mal gérées, à cause d’une affluence de spectateurs incontrôlés (l’armée étant sur ce point intraitable : on ne pouvait dépasser le quota de 100 personnes par soir et c’est ainsi que nous n’eûmes même pas d’article de presse, le pauvre journaliste ayant été refoulé le jour de la création…).

Il nous reste une affiche… Et ce petit article de présentation paru dans Spectacles à Nancy. Peu de choses…

Affiche Palissot
Affiche Palissot
  
© Photos Arno Paul - Liens